le sabre et le goupillon
15/07/2016 19:07 par francettedenbas
Tueries à Nice. Question: si le tueur avait été un cadre de la finance blond avec un nom à consonnance nordique, aurait-on parlé immédiatement d'attentat, de terrorisme, de djihadisme, les politiqueurs sans pudeur auraient-ils commencé à parler de renforcement de l'état d'urgence, de donner le pouvoir à l'armée et autres désirs totalitaires? Ou aurait-on parlé de drame, d'un grand malheur, de souffrance, de compassion? Aurait-on pris le temps de comprendre avant d'expliquer? Quel pays sommes-nous donc pour exploiter ainsi ce drame? Et pour parler, moins d'une journée après, de crise économique pour Nice????
Le droit de vieillir
25/05/2016 18:19 par francettedenbas
Bonjour. Depuis que je suis en retraite, je vis dans un petit village et je m'emm..un peu, le jardin ne compense pas le plaisir d'aller bavasser dans un troquet, il n'y en a pas, ou de se faire une petite bouffe entre copines, elles sont restées à la ville. Le village voisin a organisé une journée d'informations sur le vieillissement. Pas très captivant, mais j'y suis allée, espérant trouver d'autres vieux qui comme moi se passionneraient pour de mêmes sujets. Que nenni, les stands étaient tenus par des caisses de retraite pour expliquer comment demander sa retraite (mais c'était un matin de semaine, les futurs retraités ne pouvaient pas y aller) et des stands santé: comment prévenir le cancer du sein, du colon, le diabète, le cholestérol, etc...A mon étonnement que rien ne parle des bons côtés de la vieillesse, on m'a répondu que si , prévenir est un bon sôté. Quelle tristesse! Après 6O ans, on est condamné à penser aux maladies que l'on pourrait attraper? Alors que l'on est en forme intellectuellement et quie l'on pourrait faire un tas de choses utilses? Thérèse Clerc, cette grande féministe, disait qu'en étant vieux, on pouvait tout dire, et c'est bien vrai, c'est un des nombreux plaisirs.
Autre étonnement en écoutant en diagonale une émission de France Inter, consacrée aux vieux qui ne veulent pas vieillir et restent adolescents. Il y a été question de l'habillement: les vieux s'habilleraient comme les jeunes, en jeans. Je me souviens que je me moquais un peu de ma gand mère qui s'habillait selon la mode de sa jeunesse, avec des grandes jupes et des trucs boutonnés. Et je me disais que les jeunes pourraient se moquer de moi avec mes jeans. Eh bien non, c'est eux qui s'habillent comme nous, et on nous accuse maintenant de vouloir faire jeune! A quoi donc pensent ces penseurs philosophes, voudraient-ils que l'on ressorte du grenier les jupes droites de nos mères et les chapeaux de nos grands mères pour "faire vieux"?Les vieux de maintenant sont de la génération 68, et si on manifeste, ce n'est pas pour jouer aux ado mais pour des raisons politiques. Comme exemple, ils ont eu le culot de citer Thérèse Clerc, qui s'est battue des années pour fonder la maison des Babayaga, une maison pour vieillir en s'entraidant au lieu de vieillir en étant dépendant en maison de retraite. Et ils disaient en riant: "ils veulent vieillir ensemble!!!ahahah!".
Alors , bien vieillir, s'habiller en jupe longue, mettre des chaussures plates, surveiller son sein, son cholestérol, son diabète, son athrose, passer des heures à calculer ce que l'on peut et doit manger, et surtout....se taire, ne plus lutter. Quelle belle image de la vieillesse, quand les mêmes promettent aux jeunes de vivre juisqu'à cent ans, et donc de se surveiller et s'ennuyer pendant quarante ans!
Bon, plus j'écris, plus je suis en colère, j'arrête mais ça m'a fait du bien.
les chebabs de yarmouk
04/10/2015 17:10 par francettedenbas
Après grande période de rumination, désolée de voir que ce que j'avais écrit se réalise en pire, je reprends la plume, pour mes livres et peut-être pour ce blog. Dans la bourgade proche du hameau où je me suis installée pour me reposer de la ville, existe un petit cinéma d'art et d'essai fabuleux. j'y ai vu l'autre jour ce film qui m'a beaucoup touchée, les chebabs de yarmouk. Yarmouk, c'est un camp de palestiniens en syrie. Je me suis aperçue que je n'imaginais pas du tout ce que pouvait être un camp de palestinien...Ils existent depuis si longtemps, près de soixante ans, que les tentes sont devenues des maisons, et que la population se développant, le camp qui a toujours la même superficie grandit en hauteur, on construit les maisons l'une par dessus l'autre. Le réslisateur est allé dans ce camp pendant cinq ans, vivant un mois sur trois avec un groupe de jeunes (chebab veut dire jeune), les suivant et les filmant dans leurs évolutions, leur prise de conscience qu'ils n'ont pas de chez eux, et se disent 'une patrie que ni eux ni leurs parents n'ont jamais vue. On y suit leurs questionnements, leurs désillusions et leurs espérances, leurs émotions de jeunes humains, tendrement transmises par l'oeil du cinéaste. Le film s'achève en 2011, quand commence la révolution en Syrie. Axel Salvatori Sinz, le réalisateur, était là et nous a parlé de leur devenir depuis. L'un d'eux est mort sous la torture de l'armée syrienne, d'autres sont réfugiés ailleurs, certains en France. On touche cette réalité, être de nulle part, être des enfants du camp, qui lui aussi a été détruit. Je ne sais pas du tout comment on peut voir ce film, si vous le pouvez, renseignez-vous, harcelez ceux qui peuvent se le procurer.
au revoir???
15/07/2015 15:49 par francettedenbas
Alors plus personne? Thedoux avait fermé son blog, apparemmment Ingrid en a fait autant. Reste Sophia dont j'ai perdu le mot de passe mais je vais lui écrire "pour de vrai". Bon, plus rien à faire là non plus. Je ne ferme pas. Et si toutefois j ai des messages, ce qui étonnerait, je les reçois sue mon téléphone.
A propos du FN
13/04/2015 23:28 par francettedenbas
Bonjour à tous, spécialement Sophia, Ingrid et Françoise, si tu reviens...Conclusion d'un édito de Riss, dans Charlie du 25 mars, qui m'a fortement mis en cause. Il s'en prend aux abstentionnistes, et à Angot qui se plaint que ça ne sert à rien d'écrire
" On connit les idees du FN, leur nuisance et leur infamie. La raison pour laquelle un électeur glisse un bulletin "Marine le Pen" dans l'urne, ce n'est pas seulement pour le programme délirant et haineu de ce parti, c'est aussi parce qu'il s'est laissé impressionner pr l'obstination de ses militants. La détermination avec laquelle les mêmes arguments sont répétés depuis des décennies a fini par convaincre les indécis qu'il y avait au FN quelque chose de plus que chez les autres partis.
Car, autour du Front national, le monde s'est lassé. Lassé de militer, lassé de condamner, lassé de faire barrage, lassé de répéter toujours les mêmes arguments aux mêmes mensonges et de crier les mêmes slogans pour recouvrir les mêmes insultes. Même les dessinateurs de presse se sont lassés de dessiner encore et toujjours Le Pen éructant aux quatre vents. Le FN va nous avoir à l'usure. Le N nous a eu à l'usure. Certains ne croientplus à l'utiliité d'écrire. Alors arrêtons d'écrire des chroniques. Le FN les écrira bientôt à notre place. Certains ne croient plus à l'utilité de voter. Alors arrêtons de glisser nos bulletins dans les urnes. Le FN les remplit déjà à notre place."
Et j'ajoute que nous nous sommes tant lassés que les idées du FN ont réellement germé dans les esprits français, au point que nos dirigeants anticipent déjà avec cette loi sur le renseignement qui va légaliser la surveillance de tout un chacun. Bon, les vieu comme moi savent depuis l'enfance que l'on ne parle pas de n'importe quoi au téléphone, ni bien sûr sur le net. Mais le fait que ça devienne légal, et que nous ne bronchions pas, signifie que c'est l'esprit qui a changé. La liberté est dure à assumer, c'est tellement plus facile d'être soumis et d'obéir. ...
Quelle honte!
22/02/2015 18:08 par francettedenbas
Quelle honte d"entendre des choses pareilles, dans un pays supposé civilisé: il y a peu, un gosse de huit ans conduit au commissariat pour blasphème ou apologie du terrorisme ou je ne sais quelle autre crime de la pensée d'adulte. Aujourd'hui, "attentat suicide"...par une même de sept ans! Sept ans , et le journaliste parle de " la jeune kamikaze"! Comme si à sept ans on allait de bon gré et en conscience tuer et se tuer! comme si à sept ans on comprenait la mort et on pouvait tuer et se tuer pour une religion! Je n'en veux même pas aux journalistes qui doivent lire une dépêche qui est tombée. Mais pourquoi ne la laissent-ils pas tomber jusqu'à la corbeille, pour prendre au moins le temps de réfléchir, de se souvenir de ce qu'est un enfant? Quelle vermine avons-nous dans le ventre pour être à ce point devenus bêtes et cruels? On regarde mourir ceux qui fuient la guerre ou la famine, on laisse mourir les sdf, on vote fasciste, on hurle son racisme...les rassembements du 11 janvier auraient pu laisser espérer autre chose, on aurait pu croire que l'on se rappelait que être des humains, qui ont la chance de vivre dans un pays riche et encore démocratique, où nous sommes encore libres, où les enfants peuvent être protégés, apprendre et jouer. J
Même pas peur!
09/01/2015 10:45 par francettedenbas
Dans ces moments sombres qui rassemblent, n'oublions pas que c'est celui qui agresse qui a peur. On parle de terorisme, ce mot est devenu vague, on l'emploie aussi pour disqualifier des résistances. Pour ma part, je qualifie cette acte de fasciste, quelle que soit l'apparenance des opérateurs. Les fascistes ont peur: du rire, de l'écrit, de l'humlour, de la pensée, de la liberté Ils ne savent pas répondre avec ces armes, ils tuent, violemment, bêtement. Ne soyons pas bêtes nous aussi, pleurons, et parlons, et pensons, et rions.
A leurs divers
22/12/2014 20:26 par francettedenbas
L'hiver est ponctuel cette année, dès son premier jour il blaye cette douceur tièdasse et mouillée et gèle tout. Surprise, les rythmes du temps persistent quand les nôtres sont tant mis à mal. Et puis bientôt Noël , avec sa polémique idiote sur les crèches, j'espère que les extrêmistes d'une laïcité incomprise ne réclameront pas la suppression des jours fériés et du repos dominical, m'enfin faut s'attendre à tout dans les concours de conneries. Si par hasard certain(e)s me lisent, je souhaite des jours tranquilles et sans aigreur ni larmes à ceux pour qui la fin de cette année ne sera pas celle de l'année dernière, parce qu'entre temps la grande faucheuse est passée, ou quelqu'un est parti, ou l'exclusion est arrivée. Je ne viens plus guère ici, je regrette les sympathies qui s'étaient esquissées et que la mort d'Alain a fait exploser, mais c'est ainsi que la vie va. J'ai tant à écrire que je voudrais profiter de ma situation de retraitée pendant une année, et c'est ce que je me sohaite...
Fidaï
09/11/2014 11:46 par francettedenbas
"Fidaï", un film tourné par un jeune réalisateur, avec sa famille, ses copains et quatre sous; en partie en Algérie, en partie à Clermont-Fd, sans studio. Un grand-oncle, revenu en Algérie, a combattu pour le FLN en France. On n'en sait pas grand chose, sinon qu'il a fait de la prison. Son neveu veut retrouver cette mémoire, lui faire retrouver la mémoire, il sait qu'il yC a quelque chose à transmettre. Ca se fait en même temps que le film, par la parole, le retour sur les lieux en Algérie, en France, la répétition des parcours et des gestes. Les ressentis, les émotions reviennent, sont le moteur de l'engagement. Il n'y a pas de prise de parti français-algériens, pas de condamnation. On n'entend pas dire 'les français", mais "les colons" et 'l'armée'". Ca nous touche ça parle de nous, de ce que nous vivons dans un temps, de ce que nous en faisons, ce que nous en retenons, ce que nous en transmettons. Qu'on ait vécu ou non la guerre d'Algérie, comme français ou algérien, quelles que soient nos positions, et même si cette guerre ne nous intéresse pas, le film nous concerne. Très beau travail sur la mémoire et sur l'engagement.
