Concordialement
18/01/2012 13:18 par francettedenbas
Le naufrage du Concordia est exploité et surexploité par les media, comme tout fait divers pouvant nous faire oublier l'actualité sociale, écologique et politique. Cependant, il donne quelques éléments sur l'évolution humaine:
- le gigantisme avec ces bateaux destinés à contenir un maximum de personnes,quels que soient les difficultés à gérer un accident,
- le goût du profit, avec un équipage paraît-il constitué de plusieurs nationalités, ne se comprenant pas, ce qui en cas de drame est un peu embêtant,
- la disparition de l'éthique: fini le temps où le capitaine était le dernier à quitter le navire, c'est maintenant le premier, et il refuse d'obéir aux ordres qui lui sont donnés de terre,
- sans même parler d'éthique, l'absence de solidarité, on se sauve en laissant les clients se débrouiller,
- l'illusion que rien ne peut arriver à la super-race humaine que nous serions devenus,
- la bêtise et la peur.
Un point d'espoir: ce sont des hommes sont venus d'ailleurs, d'après ce que j'ai compris, qui ont organisé des sauvetages et sauvé ceux qui pouvaient l'être. La peur ne gagne pas partout, certains se souviennent que l'humain est un animal social.
Populaire?
12/01/2012 23:04 par francettedenbas
Selon Escrozy, Sarko allant celebrer son election au Fouquets n'aurait rien fait d'autre que de se rzndre dans une brasserie «populaire». Aujourd'hui je lis dans La Montagne,canard local,à propos du quartier ou on feta le nouvel an en massacrant un homme de trente ans, que ce ne fut pas toujours un quartier «populaire»:à l'origine, nous explique ce savant journal, s'y logeaient des classes moyennes, surtout des ouvriers michelin. J'en perds mon francais. Me semblait que le monde ouvrier faisait partie des classes populaires. Maintenant on le dissout dans la classe moyenne. Sauf pour preciser qu il votera le pen. Populaire deviendrait synonyme de luxe(le fouquets) ou de chomeur (La Montagne). Peut etre une facon de dissoudre le mot «populaire». On dissout beaucoup en ce moment,desmots,des hommes,.. A propos des classes moyennes,lire l article de Thedoux.Amusant
Bougnat karcher
10/01/2012 13:06 par francettedenbas
Il ne se passait rien de spécial, cette nuit de la St Sylvestre, dans la capitale auvergnate. Rien de spécial. En cherchant bien pourtant, une bande qui peut-être fait la fête, alcol, drogue. Un car de flics pour en tabasser un, le traîner au commissariat, ne pas croire à un arrêt cardiaque "simulé". Non mais! Il n'avait pas compris, celui dont les aïeux venaient du soleil, que tout bon franchouillard ne consomme que de l'eau la nuit du nouvel an.
Depuis trois jours, 200 flics répandus dans les quartiers pauvres, un hélicoptère qui tourne jusqu'à 22 heures le soir, jusqu'à prendre les nerfs de tout le monde, donner envie de ramasser des pierres. Provocation, réponse, arrestations, condamnations lourdes. Classique.
Cette nuit, Wissan, 30 ans, deux enfants, est mort. 400 flics, 2 hélicoptères.
Wissan travaillait, jouait au foot. Entendu le dire comme un bon point qu'il aurait eu.
S'il avait été chômeur et célibataire, la peine de mort aurait-elle été justifiée?
Dans quel pays sommes-nous? "Moins pire", disent d'aucuns. En Syrie, on vous découpe vivant, c'est pire, c'est vrai.
Comment accepter cette violence de ceux qui sont censés nous protéger? Comment accepter ces provocations? Comment les jeunes pourraient-ils ne pas y répondre?
Tranquille chez soi devant ses écrans, on peut papoter, s'envoyer des images, se souhaiter bonne année. Même boire ou se droguer. Jusqu'ici, tout va bien.
Souvenons-nous: "Quand ils sont venus arrêter un juif, je me suis dit : un juif de plus ou de moins, il n'y a pas de quoi s'inquiéter...Quand ils sont venus arrêter un communiste....Quand ils sont venus m'arrêter, il n'y avait plus personne pour s'inquiéter."
La peur
07/01/2012 17:13 par francettedenbas
Aujourd'hui samedi après-midi,ciel bleu pour l'helico tricolore qui patrouille depuis une heure au-dessus de nos têtes, presque assez bas pour donner envie de viser,a la recherche de capuches et visages basanes. Pour le jourde l'an,s'en sont fait un. Et c'est mal accelte par ses copains. Alors la menace. Les rues vides. Un jour la peur cessera. Comme l'ours en train de se noyer sur un blog celebrant l amour, nous nous accrocherons encore sur une miette en acceptant de mourir et,enfin, nous retroyverons notre ame,nous refuserons la haine. Mais faut-il attendre qu'il ne reste qu'une miette de nous?
vol
05/01/2012 05:32 par francettedenbas
En si peu de temps la terre tournera que les humains s en iront sans le voir
Femmes
02/01/2012 18:11 par francettedenbas
Un livre pour 40 ans de notre vie:«40 ans de slogans feministes», comme: Comment appelle-t-on un salarie qui gagne 27% de moins? Une salariee. Il y a plus inconnu que le soldat inconnu. Sa femme. Ce n'est pas la bite qui nous derange,c'est le mec qu'il y a autour. 600 comme ca. A lire pour sourire et se souvenir que ce que nous avons gagne vous pouvez le perdre.
petite histoire de tous les jours
29/12/2011 18:40 par francettedenbas
Un medecin qui vient des qu'on l'appelle et oriente vers les urgences. L'appel a un regulateur qui met deux heures pour trouver une ambulance. Les ambulanciers qui attendent que les mesures soient dans les normes. Une personne qui meurt selon la procédure. Tout est dans la norme sanitaire,rien a dire. Ps:VIP ne veut pas des lettres avec accent
Hors courses de Noël 4
21/12/2011 13:24 par francettedenbas
Qu'en faites-vous, de ces fêtes? je connais ceux qui, vaille que vaille, vont maintenir la tradition, pour leurs enfants ou leurs vieux parents.
Je connais ceux qui, seuls chez eux, boivent méthodiquement dès le 24 au matin, en espérant cuver jusqu'au 25 au soir. Je connais ceux qui, d'astreinte, surveillent leur téléphone et leur consommation.
Je connais ceux qui ont leurs habitudes, Noël chez leur vieille tante, où la seule surprise est dans la préparation du foie gras? Et quand elle ne sera plus là? Ah, quand elle ne sera plus là!...
Je connais ceux qui travaillent, et lors d'une pause partageront le champagne dans des gobelets en plastique avec des regards de fraternité complice.
Je connais ceux qui partouzent en espérant se libérer, mais se libérer de quoi?
Je connais ceux qui en profitent pour avancer leurs bricolages en retard.
Je connais ceux qui, sac au dos et chien aux côtés, frôlent les murs et se cachent dans une maison en démolition.
Je connais ceux qui, pour les précédents, préparent un Noël collectif, pour faire comme si.
Et il y en a d'autres, tant d'autres.
Qu'en faites-vous, de ces fêtes, ceux qui s'enivrent de clavier et de mots qui s'envolent? Qu'en faites-vous dans un univers virtuel avec ses codes que je ne connais pas. Qu'en faites-vous, dans une réalité vraiet qui s'opposerait à une réalité virtuelle?
Je vous souhaite de rester vous.
Francette
Hors courses de Noel3
21/12/2011 00:20 par francettedenbas
(suite)
Qu'en faites-vous de ces fêtes? Chance, cette année noël et 1er janvier tombent un dimanche, on pourra les banaliser. Noel? Mais non, c'est juste dimanche. Juste un dimanche un peu spécial où on peut débrancher un téléphone qui ne sonnera pas, juste un dimanche où on se fait discret et invisible. Juste un dimanche où certains se lassent et vont voir au delà .
Qu'en faites-vous de ces fêtes? J'aimerais que l'on me contredise, que l'on me parle d'émotions, que l'on me montre que malgré la marchandisation nous restons libres de nos plaisirs. Mais comme dab vous passerez, lirez en haussant les épaules. Papillonnant peut-être de blog en blog, à la recherche d'un ou d'une autre, d'une future illusion.
On me dit que je date du siècle passé, qu'il me faudrait être dans le temps présent. On me dit aussi qu'étant vipienne je serais virtuelle, ma pensée inconsistante, mon existence anecdotique. On m'a appris que les blogs seraient des sortes de lieux de rencontres à ne pas partager, sinon avec des projets de fornication, de scores à additionner. Et qu'étant déjà hors corps je suis aussi hors course. Bon, j'entends. Mais m'interroge sur ce paradoxe, chercher par le virtuel des rencontres réelles, et quand elles le deviennent les déclarer virtuelles. Qu'est-ce donc, ce tourbillon de contradictions? Des rêves, des peurs, des attentes, réduits à des paillettes que l on pose un instant puis que l'on jette. J'y vois derrière des hommes et des femmes vivants, tentant comme ils le peuvent de passer ce foutu temps présent.
(Ã suivre)
Hors courses de Noel 2
20/12/2011 19:36 par francettedenbas
(suite)
Ces guirlandes dès le mois d'octobre,ces ampoules qui clignotent,ces monceaux indécents de chocolats, ces peluches fabriquées par des enfants que personne ne fêtera,tout ce qui nous fait sortir en courant de l'hypermarché pour aller vomir, vomir notre désarroi devant ce qu'on est devenus, vomir le désespoir de notre impuissance. Ils ont tout capté, les marchands, et les vieux comme moi, se souvenant de ces douces attentes, des yeux qui étincellent, les vieux en voyant ces débauches de couleurs criardes, cette chosification du rêve, les vieux souvent se retirent, se cachent avec leurs souvenirs et attendent que ça passe.
(Ã suivre)
